Pourquoi mon entourage ne me croit-il pas ?
C'est le principe : il présente différents visages, différents masques. Bien sûr, avec toi, ça va être la pire des ordures, la plupart du temps. Avec les autres, il va être charmant, adorable, tout ce que tu veux.
Là encore, la question, c'est : qu'est-ce que tu gagnes ? Pour quelle bonne raison tu veux convaincre tout le monde ? Je ne te cache pas que c'est une question que j'ai souvent : « on ne me croit pas », etc. En fait, il faut aller voir ce qui se rejoue dans ton histoire. Qu'est-ce que tu revis ? Dans le fait que les autres ne te croient pas, il y a des chances que tu aies déjà vécu ça dans ton enfance : les gens ne te croyaient pas, ta parole n'était pas prise en compte, et tu te faisais manipuler.
Le piège, c'est de vouloir convaincre les autres. Et c'est ça, la dépendance affective, c'est ça qui est terrible : quand tu veux absolument convaincre les autres, tu te mets en dépendance, parce que tu as l'impression que tant que les autres ne seront pas convaincus, tu ne pourras pas aller bien. Tu es en dépendance des autres : le fait d'aller bien n'est pas sous ton contrôle, il faut que les autres comprennent avant que j'aille bien, il faut que les autres voient absolument à qui ils ont affaire avant que j'aille mieux. Derrière ça, il y a aussi une forme de toute-puissance. Et là, tu vois le travail que tu as à faire, toi. Tu n'es pas obligé d'attendre que les autres te croient avant d'aller bien. Qui a dit que tu devais attendre que les autres te croient avant d'aller bien ?
C'est une question muleta, parce que c'est une question piège. Une question piège dans le sens où tu es en dépendance : tu as besoin de la validation des autres. Donc plutôt que de savoir comment convaincre les autres, résous ta dépendance à la validation par un travail sur toi-même. Redeviens ton propre projet. Et une fois que tu auras fait ça, tu n'auras rien à foutre que les autres te croient ou pas.
